Boré Ivanoff

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Originally from Eastern Europe, Boré Ivanoff is a self-taught artist living and working in Paris since 2001.

He is represented by the gallery "Cygne Noir" in Tours, France.

Since 2012, Boré Ivanoff has mainly painted views of Paris. The City of Lights is his main source of inspiration. He is one of the few contemporary painters who dare to depict extremely sophisticated and complex, but infinitely fascinating patterns, which are mirrored reflections, captured on urban glass surfaces,
At the first visual contact with Bore's works, the viewer is struck by the sensation of figurative and chromatic chaos... but at the same time, we intuitively feel, we are convinced that these works have their specificity, their aesthetic complexity, their ambiguity, their extreme sophistication, their refinement, their intelligence, and above all, they are the pure representation of an enigmatic unintelligibility.
Works of art that are an ultimate refusal to reconcile with banality, a kind of defense against the ingrained miserabilism of the pathologically conformist modern world.
Bore's paintings are absolutely baroque, over saturated to the point of explosion, where the viewer's eye has nowhere to stop and rest, but rather feel a visual and chromatic abundance, intrusiveness and dizziness.
Their anamorphic and hallucinatory character, as well as their extreme flexibility of suggestiveness, are crucial elements of their unintelligibility and their ambiguity.
The artist manipulates shapes and colors and reinvents reality to make it subtly abstract, but still recognizable. In his compositions where interiors and exteriors intertwine and seem inseparable, Boré experiments and explores the boundaries of reality. He uses the distortion of reality through reflections as a tool to recontextualize that reality. This is why his paintings no longer cling to the irritating and conventional representation of a recognizable motif, but escape into a new ambiguous fiction, making it timeless. A work which represents neither a physical nor metaphysical entity outside itself and which resists any attempt to fit it into existing categories.

Bore Ivanoff has a dynamic international career with his works exhibited in several European countries and included in various public and private collections.

 

Les galaxies vagabondes de l'ironie

Bore Ivanoff artiste amoureux de Paris, se situe parfaitement dans la plus belle lignée de peintres, venus de l’Europe entière depuis le début du XXème siècle, pour trouver l’inspiration dans cette fascinante capitale qui n’a de cesse de se placer en centre du monde de l’art.

Avec son travail de collages, il explore en artiste exigeant et prolifique, son champ des possibles où les images deviennent calligraphies, car, aussi puissantes dans leur esthétisme que dans leur signification.

Parfaitement irrévérencieuse, jouant avec les codes de l’imposture et de la provocation toute dadaïste, sa toile se couvre d’un foisonnant collages d’images de notre culture contemporaine, où divertissement, consumérisme parfois absurde, érotisme, et autres icônes populaires se mélangent dans une hyperdensité, telles des écritures de notre civilisation moderne, rédigées en lignes serrées comme sur le manuscrit d’un écrivain pris dans l’urgence de son texte. Juxtaposées ainsi, les images créent des sortes de crépitements visuels où l’œil se repère pour mieux se perdre dans ce trop presque outrancier mais où la couleur et le symbole trouvent leur place et s’équilibrent.

En s’approchant de ces œuvres, en se libérant peu à peu des références immédiates au mouvement Dada, au situationnisme et autres mouvements expressionnistes, un étrange sortilège d’opère : les toiles de Bore Ivanoff sont comme une invitation à parcourir les sphères visuelles de notre intime comme une porte ouverte vers la galaxie, immense et en perpétuelle mouvement, de nos rêves , de nos pensées immédiates, majeures, mineures, obsessionnelles, honteuses, superficielles,  fantaisistes, paradoxales, contradictoires, invasives.

Bore Ivanoff invite à regarder avec lui ce dont la société contemporaine nous nourrit. En pêcheur de perles et attrapeur de rêves, sa toile devient le filet où il capture nos visions fugitives, notre mémoire et nos souvenirs, nos marqueurs d’histoires, grandes et petites, qui posent à leur manière notre architecture de la pensée. Qui ou quoi habitent notre mémoire, nos pensées ?

La force de l’artiste est d’en apporter sa vision et sa réponse. Le poète français Paul Valéry disait justement que l’artiste est celui est capable de montrer ce que les hommes n’avaient pas su voir jusqu’à présent…

Bore Ivanoff pose sur ses toiles, en témoin de son temps, le reflet d’un certain état intérieur engendré par notre civilisation. Un riche chaos ou au sens noble du terme, « une esthétisation du monde », concept développé par comme Gilles Lipoveski et Jean Serroy dans l’essai éponyme ? L’artiste interroge en posant sa tendre ironie et son espièglerie de créateur libre, et propose de chercher chacun une réponse : L’apparent chaos issu de notre civilisation moderne où se promène nos imaginaires est justement celui dont ils se nourrissent de tout et tout en même temps. Notre époque permet peut-être le petit miracle de notre civilisation auquel Bore rend hommage à travers ses œuvres : Le rêve et le don d’ubiquité… dans le temps et dans l’espace.

V. Paparella

 

About The source image...
In order to create a powerful, fascinating, arresting and relevant work of art, I am convinced that it is necessary to break the norms of the conventional and the trivial, to break through the conventions and omnipresence of the typical.
When selecting and creating source material, I must have a truly personalized intention for something that has never been seen before.
So, I search and find real gems in the environment around me, then I try to transform it into something that doesn't exist, into a new and unique pattern.
It is therefore essential, by manipulating and revisiting the original source image, to bring a certain aura of recontextualization of reality, of uniqueness, of oddity, of contradiction, of complex meaning, of ambiguity, of paradox, of visual hallucinations, schizophrenic perception, uncertainty, freedom of interpretation, feeling of insoluble enigma, desperate need to understand, irresistible and hypnotic fascination, aggressive and magnetic baroque, which leaves not one second of peace to the viewer's eyes and mind...
To create such source material, I am not afraid to experiment, incorporating the reference photo by applying collages that cover or camouflage certain parts of the surface, or simply by cropping, and eliminating other parts... Therefore, through all this I bring into being something completely new, even fictional, with its own identity and purpose, which is destined to be discovered and consumed by all different stratas of viewers.
Translating such a source image on the canvas's surface will transform the new painting into something endlessly fascinating, alluring and astonishing. A Relevant Revelation !

 

Recontextualiser la réalité ....
Une grande partie de ce que je fais est de rechercher l'imagerie qui sera le
catalyseur de mes peintures. L'archéologie des reflets est une partie essentielle du
processus de ma peinture.
J'utilise la distorsion de la réalité par réflexions comme outil pour recontextualiser
cette réalité. C'est pourquoi mes peintures ne s'accrochent plus à l'irritante
représentation conventionnelle d'un motif reconnaissable, mais se libèrent dans
une nouvelle fiction ambiguë, la rendant intemporelle comme des formes
décontextualisées placées dans un espace intemporel.
Chaque élément interagit avec l'autre et nie toute lecture singulière quant à sa
signification, concentrant le récit sur les composants collectifs de la peinture et
l'interprétation d'un nouveau sens. La structure au tableau devient semblable au
poétique dans la mesure où l'on construit une phrase, un paragraphe, un énoncé,
dans l'intemporel et l'abstrait.
Les surfaces réfléchissantes sont un pur appel aux artistes en tant qu’expression de
la modernité. Elles fragmentent et développent l’image, offrant des myriades de
potentialités picturales en multipliant les effets de lumière. Les réfractions
intensifient l’information visuelle avec laquelle l’artiste doit travailler et ils
fertilisent ensemble les possibilités de composition. La pluri-réflexion est non
seulement une visualisation concrète du niveau de virtuosité artistique de l’auteur
mais elle est également un véhicule pour sa poursuite de l’exploration du délicat
territoire de la perception et sa traduction visuelle et spatiale. La vitrine glacée
avec ses doubles propriétés de transparence et d’opacité offre à l’artiste un
vecteur qui transforme le simple, en apparence, en complexe. Elle fonctionne
comme un miroir qui reflète en le désorganisant, parfois, en l’étirant, en le
déformant, les aspects de l’environnement du monde visible. L’étendue angulaire
du verre divise l’image de sorte qu’une partie de la peinture reproduit l’intérieur
de l’espace et l’autre partie comprend la scène extérieure. La fusion complexe des
réalités intérieures et extérieures vus sur et à travers le verre semblent lutter pour
attirer notre attention. Finalement, elles réussissent prodigieusement à nous
fasciner par la symphonie abstraite des formes, des couleurs et des lignes comme
aussi par la vision des images capturées du monde réel. Le mélange de l’intérieur
et l’extérieur produit une image dont la complexité est presque impossible à
démêler.
Boré Ivanoff

B. I. 07.04.2023

 

Painting Reflections...

... the artworks of some artists who dare and are still able to paint the representation of mirror reflections on the urban glass surfaces. The truth is, that this subject is extremely sophisticated and requires phenomenal technical virtuosity, very keen artistic intuition, super relevance, imagination, creativity, superior intelligence, knowledge of perspective, excellent expertise of mixing and nuancing colors, monstrous concentration, very sharp sense of space orientation and positioning, great puzzle-solving ability, absolute self-control, a lot of, almost maniacal patience, and of course, some madness in a way. This is probably why artists like them are so authentic, unquestionably unconventional and very, very rare in today's art world and this is why, their artworks are highly appreciated and adored by a certain type of audience with very sophisticated and refined esthetical taste, who collects them with almost the same addictive passion, such the one that these artists are investing in the creation of their endlessly mesmerizing, quasi-hypnotic and irresistibly seductive paintings. Of course, there are also so many people in the art world and artists in particular who would criticize and reject this kind of distorted figuration, representing a recontextualized reality through the mirror reflections, which is in fact a pure abstraction, the highest beauty of a controlled chaos ... And such criticism and rejection are completely normal and well understandable, especially regarding the general level of technical skills, competence, imagination, originality, patience and expertise in the artistic production of today's figurative painters, who are hiding comfortably behind alibis such as modern, post-modern, conceptual, minimal and who knows what else "ism" in today's art, where the norm is rather the aesthetic of failure and clumsiness... As long as the subject is politically, socially, ecologically engaged everything is fine! Because of course, the political influences and dogmas, imposed by the gatekeepers, the decision-makers who are the new Polit-Kommissars of the contemporary art scene, who are playing a decisive role in the censorship and validation of what is art, what is accepted and what should be allowed to be exhibited.

 

 

Why is figurative art so dangerous and hated today and Why am I so delighted to produce figurative art?

Why do some people still fear and hate figurative art? Why is figurative art so dangerous for a small group of people, a snobbish, hypocritical, often politically or religiously motivated, self-proclaimed pseudo-elite?
Well, in my humble opinion, after carefully observing and analyzing the facts, the reasons are many, but the most significant is that figurative art is naturally the most easily understandable and accessible to the greatest number of people, universally everywhere in the world... because it is naturally preferred and desired as an artistic expression by everyone, even children... because it does not need writings or pseudo-philosophies to be explained and justified ...because it is not politically correct, because it is actually more democratic and masses of different people of all social and ethnic backgrounds understand and prefer it, because it objectively shows human diversity, artistic excellence or artistic mediocrity... because it objectively reveals beauty and ugliness in all their splendor and universality... because it is the first artistic expression of humanity... because it is iconoclastic, defiant and rebel against oppressive and fanatical religious dogmas... and at the same time it is a natural opposition, the antipode by excellence to the new quasi-religion, wokist of "Cancel Culture... because it is a cry for real freedom and it is much more eclectic and open to different subjects, narratives and interpretations, because it shows that we are so different and that there are hierarchies, because it's chic , sexy, not a mainstream academicism, and it's closer to life... because it provokes real emotions and feelings, makes people love art and ask questions, because it contains itself the abstraction and is a true,  universally comprehensible poetry and a symphony of colors, shapes and stories, because it has the capacity to survive, resist and adapt with reality, it has the power to impact and influencing the minds and souls of all (that's why it has been so useful as propaganda for the Vatican and totalitarian regimes), because it is the favorite art of the poor and ordinary people, but also of the aristocracy throughout the world, and shows how ridiculous and hypocritical are those who oppose figurative art today.

B.I. 10.10.2023

 

The Psychotic Realism of Bore Ivanoff

Bore Ivanoff is one of the very few contemporary painters who dares to depict extremely sophisticated and intricate, yet endlessly fascinating patterns, which are the mirrored reflections, captured on urban glass surfaces, essentially views of Paris.

The city of light is Bore’s major source of inspiration.

Trying to intrigue and surprise his audience, he focuses on transcribing an unconventional Paris, unexpected, enigmatic, "never seen before".

At the first visual contact with these art works, the spectator is struck by the enchanting sensation, of a figurative and chromatic chaos... and in the same time he feels intuitively, he is convinced that they have their own aesthetic complexity, ambiguity, paradox, refinement, intelligence, and most important they are a pure representation of an enigmatic unintelligibility.

Reflective surfaces are a pure appeal to artists as an expression of modernity. They fragment and develop the image, offering myriads of pictorial potentialities by multiplying the effects of light. The refractions intensify the visual information with which the artist must work, and they together fertilize the compositional possibilities.

The pluri-reflection is not only a concrete visualization of the author's level of artistic virtuosity, but it is also a vehicle for his continued exploration of the delicate territory of perception and its visual and spatial translation.

The angular expanse of the glass divides the image so that one part of the painting reproduces the interior of the space and the other part comprises the exterior scene.

The intricate fusion of inner and outer realities seen on and through the glass seem to struggle for our attention.

The mixture of interior and exterior produces an image whose complexity is almost impossible to disentangle.

Art works that are an ultimate refusal to reconcile to the banality, a kind of defense against the ingrained miserabilism of the pathologically conformist modern world.
Paintings that are absolutely baroque, oversaturated to the point of almost exploding, where the viewer's eye has nowhere to stop and rest, feeling a visual and chromatic abundance, intrusive and dizzying.

Their anamorphic and hallucinatory character altogether with their extreme flexibility of suggestiveness, are a crucial to this unintelligibility and ambiguity.

 

Bore’s art works have a special magic aura of uncontrollable energy emanating not from one detail only, but from all over- all indeterminacy of visual fragments that function as erratic enfolding of their hallucinatory iconography.

 

Finally, these paintings succeed prodigiously in arresting and fascinating the viewer with their quasi-abstract symphony of shapes, colors and lines expressed by an extraordinary artistic virtuosity of an unconventional visual representation of images, captured from the real world, transporting us into a whole new perception of the world.

 

We can safely call Bore Ivanoff’s visual art, a psychotic realism.

B. I. 03.04.2023

 

Bore Ivanoff's psychotic realism.

Bore Ivanoff's paintings are kind of psychotic realism.
Art works that are an ultimate refusal to reconcile to the banality, a kind of defense against the ingrained miserabilism of the pathologically conformist modern world.
Paintings that are absolutely baroque, oversaturated to the point of almost exploding, where the viewer's eye has nowhere to stop and rest, feeling a visual and chromatic abundance, intrusive and dizzying.
At the first visual contact with these works, the spectator is struck by the enchanting sensation, of a figurative and chromatic chaos... and in the same time he feels intuitively, he is convinced that they have their own aesthetic complexity, ambiguity, paradox, refinement, intelligence, and most important they are a pure representation of an enigmatic uninteligibility.
Their anamorphic and hallucinatory character, altogether with their extreme flexibility of suggestiveness, are a crucial to this uniteligibility and ambiguity.
These art works have this magic aura of uncontrollable energy emanating not from one detail only, but from all over-all indeterminacy of visual fregments that function as erratic enfolding of their hallucinatory iconography.

04.09.2023

 

La magie de la création artistique ou un voyage au pays des merveilles ...
L'œuvre d'art en tant qu'objet esthétique, en tant qu'image, en tant que matière n'est pas primordiale pour moi. C'est le processus de la fabrication, le sentiment d'abandon, l'auto-observation et l'auto-analyse, la méditation pendant la séance...
et puis, le sentiment d'épuisement et d'épanouissement à la fois, une fois la séance terminée... Se remettre en question avec des sujets de plus en plus impossibles, pour voir si j'y arrive? C'est ce qui est mon intérêt essentiel, et la vraie raison d'être accro à la fabrication de mes tableaux!!! C'est comme un voyage dans un autre monde merveilleux, une autre dimension si vous voulez... Comme on dit, "ce n'est pas important de trouver le Graal, l'important est la Quête même du Graal".
Bien sûr, je suis méga ravi lorsque d'autres personnes aiment le résultat de mon "voyage", et je suis toujours fier de voir mes œuvres dans tant de collections différentes ou exposées dans différents endroits, dans différents pays, et vues et appréciées par autant de personnes différentes de toutes les couches sociales... Mais, ça c'est plutôt secondaire, l'essentiel est le processus énigmatique de fabrication des oeuvres !!!
Ce qui me permet de me sentir vraiment vivant, spécial, et je ne sais quoi... et puis, bien sûr, ça me permet de me connecter avec d'autres personnes, de voyager et d'avoir une place sur la carte de l'art contemporain ...
B. I. 05.04.2023

 

 

Most gatekeepers and decision-makers in today's art world have this sacred devotion/mission: to defend, promote and impose as a pseudo - democratic
trend in contemporary art and especially painting, which is the aesthetic of pretentious, stylized, sophisticated, philosophized and politicized (and so bankable, of course) artistic mediocrity/clumsiness, where what really matters is the obligatory politically correct narrative/propaganda, but not the aesthetic quality, the artistic specificity, the arresting power of the artwork itself, and the imagination, temperament and virtuosity of its author. This mainstream art is what usually we see at the Venice Biennale, Art Basel, most Western contemporary art fairs, institutions, museums, mega-galleries and all subsidized, opportunistic and servile, casual art galleries.
Fortunately, there is an immense majority of the Philistines, but also many connoisseurs and collectors, who do not fall in such a trap and intuitively reject and treat with indifference this quasi - totalitarian, political diktat and dogmatism in our beloved art world of today.

14.01.2024

 

Откакто Ницше провъзгласи „смъртта на Бог“, тоест, че сме станали радикално еманципирани и освободени от оковите на религиизните догми в света, тогава се появява това, което наричаме, артист, в най- чистия смисъл. Тоест този, който подписва произведенията си от свое име и който не работи за никого, нито за папата, нито за държавата, нито за меценати и институции, а единствено и само за себе си. Изкуството се е превърнало в заместител на Бога, и тъй като Бог е мъртъв, тогава артиста го заменя и е добива нова власт, власт не само светска, но и фетишистка, която прави изкуството религиозен заместител за буржоазията. Не е случайно, че големият капитал и тези хора с висше образование и висок интелектуален капацитет, са социалния слой, който инвестира днес толкова много и френетично в естетиката. Както правилно казва Рифкин, истинската сила и власт на капиталистическите магнати и семейства е тяхната естетика, не в това да притежават машини, мини, фабрики, банки, нито скъпи коли, яхти, частни самолети, луксозни апартаменти, вили и т.н., нито дори е да притежават всички тези пари, но е да имат или да се стремят да имат свои собствени естетически идеи, да бъдат култивирани и чувствителни към изкуството. Това е истинската сила и роля на изкуството, поне за просветления, разбунтувалия се човек, който се е освободил и се е еманципирал, и боговете му са мъртви. Разбира се, голяма маса от човечеството боготвори единствено, материалния комфорт и задоволява ненаситно безкрайната си жажда да притежава и консумира още и още... Поради този манталитет на масата, масовизирането на изкуството, ще означава неговото окончателно унищожение... Всякакво натрапване на модерните технологии и изкуствения интелект в производството на изкуство, само ще допринесе до неговото масовизиране, профанизиране и в крайна сметка загубата на аурата му на нещо свещено и възвишено, което ще бъде и краят му.

12.01.2024.

 

Защо днес виждаме и са толерирани толкова много тромави и почти карикатурни фигуративни картини?
Има много удобно алиби за тази "тенденция" и то се нарича естетиката на техническия провал, което всъщност е опит да се тематизира ситуацията на живописта днес, затруднено положение, в което, дори самата идея и възможност за автономна и завършена живописна работа са дискредитирани от три десетилетия постмодерна критика.
В същото време тази нова естетика предоставя перфектен модел и насърчение за по-младите артисти да се потопят щедро в медията на живописта, освободени – дори и това да е само с илюзорна увереност – от страховете за техническа си некомпететност и неадекватност.

02.01.2024.

 

Независимо дали един художник използва или не фотографски източник, това не променя основното предположение, че той се интересува повече от собствените си изфабрикувани изображения, отколкото от реалността, околната среда и реалния живот в съвременния свят. Съвременните художници се интересуват повече от собствените си намерения и реализацията им, от собствения си процес на създаване на изображения и публичното представяне на своето изкуство, отколкото от темата, която е източникът на вдъхновение на тяхното творчество.

02.01.2024.

 

... je veux que la peinture l'emporte sur l'image source ...

Contrairement à de nombreux artistes qui aspirent à convaincre le public et ne cessent de le répéter, qu'ils expriment à travers leurs œuvres, des idées, des sentiments, des émotions, des récits, des positions politico-sociales, des critiques, des analyses, des dissections du monde moderne et de la société de consommation et je ne sais quoi encore d'habituel bla bla bla ... dans mon cas je souhaite que l'œuvre, la peinture que je fabrique, m'emmène dans un nouveau voyage, sur un nouveau terrain, provoque en moi de nouvelles idées, de nouveaux sentiments, de nouvelles émotions, me fasse redécouvrir moi même et réévaluer mes capacités artistiques.
Je ne veux imposer aucune direction précise à mon œuvre, malgré l'utilisation d'une image source concrète comme modèle de base, je veux que la peinture elle-même l'emporte sur cette image source et devienne une entité vivante, autonome et dominante, une nouvelle source puissante des idées, des émotions, des sentiments, des larmes, des rires, de l'admiration, de la haine, de l'orgueil, de la jalousie et tout ce qui pourrait impacter, ensorceler et pénétrer sous la peau et dans la tête du spectateur qui le contemple, que ce soit l'auteur lui-même ou un visiteur au hasard dans une galerie d'art, ou un collectionneur qui vit avec et l'a tout le temps sous les yeux...
B.I. 13.10.2024, Paris

 

 

Le Néo - Dadaïsme de Bore Ivanoff
 
Pour son nouvel ensemble d'œuvres Dada, Bore Ivanoff puise son matériau de collage en s'appropriant des images imprimées provenant de sources populaires et largement disponibles telles que des magazines d'art, des catalogues, des journaux, des magazines illustrés, des brochures publicitaires, des cartes et dépliants d'expositions, divers emballages, papiers peints et matériaux textiles ...
Le processus de la création consiste en la juxtaposition et le collage d'une collection de visuels, spécialement sélectionnés, sur la surface du support principal : châssis entoilé classique, carton, contreplaqué, panneau de bois ou métal, en combinaison avec l'application de peintures à l'huile sur et autour d'eux. Cette intervention chromatique devient une sorte de graffiti - un acte d'improvisation intuitive, de sabotage, de vandalisme décoratif si vous voulez... On a donc un mélange de collage et de peinture, qui est une sorte d'architecture baroque construite à partir d'une surabondance d'images juxtaposées de manière pseudo-chaotique, de lignes et de couleurs... un mauvais goût frisant un kitsch ambigu et sophistiqué, délibérément recherché et exprimé, un humour anarchique, une ironie provocatrice à travers ces mariages visuels naïvement pervers et quasi-enfantins, soudains dans leur triomphe subversif. Ce sont des œuvres sursaturées presque au point d'exploser, où l'œil du spectateur n'a nulle part où s'arrêter et se reposer, ressentant une abondance visuelle et chromatique, intrusive et vertigineuse. ... un merveilleux exemple de mépris pour tout ce qui relève de l'harmonie, de la cohérence, du canon conventionnel, compositionnels et académiques, des traditions des beaux-arts.
Au premier contact visuel avec ces créations combinées, on est frappé par la sensation de bacchanales enchanteresses, d'un chaos figuratif et chromatique... Mais dès les premiers instants, on est déjà convaincu qu'elles ont leur propre complexité esthétique, ambiguïté, paradoxalité, raffinement, intelligence et esprit ironique, rehaussés d'un sens de l'humour coquet et exagéré. Il est absolument essentiel de souligner que dans ces œuvres il n'y a pas d'histoire à raconter ni de message politico-socialo-écolo-moralo-culturelo-religieux à insuffler au public. Ils ne sont non plus destinés à manifester des concepts artistiques, des aspirations poétiques, des émotions, des sentiments, des réactions, des souvenirs, des états, des investigations, des recherches, des questionnements, des observations, des expériences et toutes autres déclarations habituelles que de nombreux artistes contemporains ne cessent d’exprimer, obsédés par le désir pour une formulation théorique et la justification de leurs créations... qui est en fait aussi ce texte lui-même. Tout dans ces œuvres est fait pour l'amusement, le plaisir, l'ironie et le mépris des hiérarchies, des théories, des droits d'auteur, des règles, des conventions...
Nous pouvons ainsi retracer et identifier cette tradition subversive et irrévérencieuse dans diverses avant-gardes du XXe siècle, telles que le dadaïsme, le surréalisme et le situationnisme.

B.I.

 

I like this stupidity, this ease, this velocity in making collages, I see life as a possible collage, with its gaps, with its breaks, and also sometimes with the glue, you really have to put the pieces back together because if you don't stick them together it doesn't work so i like the idea of living my life like a college. This means for me to create a new world with existing things, with elements of the already existing world. When I took images of reality and put them together and try to create a new point of view, I mean try to put a new light on things, by using what is already there. I really like collages because it's something with a kind of obviousness, it's also something that's never really perfect, it never really works.

18.01.2023.

 

Textes en Bulgare

В Дада творбите ми имаме смесица от колаж и живопис, което е вид барокова архитектура, изградена от прекомерно изобилие от образи, съпоставени по псевдохаотичен начин, от линии и цветове... лош вкус, граничещ с двусмислен и изискан кич, съзнателно проучен и изразен анархичен хумор, провокативна ирония чрез наивно перверзни и квазидетски визуални бракове, внезапно избликнали в подривен триумф. Това са пренаситени почти до експлозия творби, в които окото на зрителя няма къде да спре и да си почине, усещайки визуално и цветно изобилие, натрапчиво и главозамайващо. Те са и прекрасен пример за незачитане на всичко, което се е приема като официална рамка на хармония, съгласуваност, конвенционален канон, композиционни и академични традиции на изобразителното изкуство.

При първия визуален досег с тези комбинирани творения човек е връхлетян от усещането за омайна вакханалия, фигуративен и хроматичен хаос... И от първите мигове вече се убеждава, че те имат своята естетическа сложност, двусмисленост, парадоксалност, изисканост, интелигентност и иронично остроумие, подсилени от флиртуващо и изкуствено пресилено чувство за хумор. Абсолютно важно е да се подчертае, че в тези произведения няма история за разказване, нито каквото и да било политическо-социално-екологично-морално-културно-религиозно послание, което да се внуши на зрителя и обществото. Нито пък са предназначени да проявяват някакви художествени концепции, поетични стремежи, емоции, чувства, реакции, спомени, състояния, изследвания, търсения, задаване на въпроси, наблюдения, преживявания и всякакви други обичайни за съвременното изкуство декларации от този род. Всичко в тези произведения е направено за забавление, за удоволствие, от ирония и незачитане на йерархии, теории, авторски права, правила, условности.

 

 

Археологията на отраженията е съществена част от процеса на моята живопис.
Използвам изкривяването на реалността, чрез отражения като инструмент за реконтекстуализиране на тази реалност. Ето защо моите картини вече не се придържат към дразнещото конвенционално представяне на разпознаваем модел, а се освобождават в нова двусмислена фикция, правейки я безвременна като деконтекстуализирани форми, поставени в безвремево пространство.
Всеки елемент взаимодейства с другия и отрича всеки единичен прочит по отношение на неговото значение, фокусирайки разказа върху колективните компоненти на картината и тълкуването на ново значение.

 

Церебралния Реализъм на Боре Иваноф
Боре Иваноф е един от малкото съвременни художници, които се осмеляват да изобразят изключително изискани и сложни, но безкрайно очарователни живописни произведения, които са огледални отражения, уловени върху стъклени повърхности, от градската среда на Париж.
Градът на светлината е основният източник на вдъхновение на артиста.
Опитвайки се да заинтригува и изненада публиката си, той се фокусира върху пресъздаването на един нестандартен Париж, неочакван, загадъчен, „невиждан досега“.
При първия визуален контакт с тези произведения, зрителят е поразен от омайното усещане, за визуален и хроматичен хаос... и същевременно усеща интуитивно, убеждава се, че те имат своя естетическа сложност, неяснота, парадокс, усъвършенстване, интелигентност и най-важното те са чисто представяне на една загадъчна неразбираемост.
Отразявящите повърхности са ясен апел към художниците като израз на модерността. Те фрагментират и деформират изображението, предлагайки безброй изобразителни възможности чрез умножаване на ефектите на светлината, което води и до мултиплициране на цветовите гами. Пречупванията интензифицират визуалната информация, с която художникът трябва да работи, и съвсем естествено умножават композиционните възможности.
Плурирефлексията е не само конкретна визуализация на нивото на артистична виртуозност на автора, но е и средство за неговото продължително изследване на деликатната територия на възприятието и неговия визуален и пространствен превод.
Отажението върху стъклото разделя изображението така, че една част от картината възпроизвежда вътрешността на пространството, а другата част обхваща външната сцена.
Имаме едно сложното сливане на вътрешната и външната реалност, наблюдавани върху и през стъклото.
Смесицата от интериор и екстериор създава образ, чиято сложност е почти невъзможна за разплитане.
Тези произведения са също така и краен отказ от примирение с баналността, своеобразна защита срещу вкорененото робуване на патологично конформисткия модерен свят.
Картини, които са абсолютно барокови, пренаситени до степен на експлозия, където окото на зрителя няма къде да спре и да си почине, усещайки визуално и цветно изобилие, натрапчиво и главозамайващо.
Техният анаморфен и халюцинаторен характер, заедно с тяхната изключителна гъвкавост на сугестивност, са от решаващо значение за тази неразбираемост и двусмисленост.


Художествените творби на Боре притежават специална магическа аура на неконтролируема енергия, излъчвана не само от един детайл, а от цялостната неопределеност на визуални фрагменти, които функционират като хаотично обгръщане на своята халюцинаторна иконография.
И накрая, тези картини успяват удивително да привлекат и очароват зрителя със своята квази-абстрактна симфония от форми, цветове и линии, изразени от изключителна артистична виртуозност на нетрадиционно визуално представяне на образи, уловени от реалния свят, пренасяйки ни в едно изцяло ново светоусещане.

14.06.2023

 

TRANSPERCEPTIONS II,  exposition, éloge et triomphe de la peinture figurative contemporaine...

TRANSPERCEPTIONS II est une exposition, éloge et triomphe de la peinture figurative contemporaine, authentiquement magistrale, irrésistiblement séduisante, fascinante et envoûtante ! C'est une exposition qui n'a aucune prétention à l'immortalité... Une exposition qui n'a ni le privilège d'être généreusement financée par des fonds et des subventions gouvernementales, ni d'être largement annoncée et couverte par les médias, les journalistes et les critiques d'art mainstream. Notre exposition n'a pas sélectionné ses artistes en raison de leurs relations, copinages, affiliations à certains groupes, cercles et lobbies, ou en raison des faveurs et des recommandations particulières de tel ou tel mécène, commissaire d'exposition, critique d'art, journaliste, galeriste, collectionneur ou  professeur d'école des beaux arts... TRANSPERCEPTIONS II est certainement une exposition dont le seul privilège est de compter plus de chefs-d'œuvre parmi ses 30 œuvres exposées, que les toiles les plus admirées parmi les grandes collections présentées dans toute autre exposition de peinture figurative présentée dans les institutions publiques ou dans les galeries d'art bien connectées, si chères aux médias mainstream, et bien favorisées et soutenues par l'administration culturelle !  

 Si vous voulez vérifier par vous-même que c'est bien le cas, alors rendez-vous du 6 au 30 juin 2023 à la Galerie Marie de Holmsky, au 80 rue Bonaparte dans le 6ème arrondissement de Paris, pour voir, ressentir et vivre la magie d'une grande peinture figurative contemporaine, qui, sans avoir besoin de promotions et de mécénat exagérés et biaisés de l'Art Establishment, sans prétendre à l'immortalité, est sûre de laisser un impact profond et durable dans l'esprit et le cœur de tout public !

21.05.2023

 

Habituellement, dans chaque exposition collective que j'organise depuis 2018, il y a des œuvres absolument magnifiques, et logiquement, d'autres moins attirantes. Et bien sûr, c'est le cas de presque toutes les expositions ou collections d'art que j'ai vu dans les nombreuses galeries et musées d'art. Mais, parfois, il y a des miracles exceptionnels où toutes les œuvres exposées sont au plus haut niveau. Et c'est certainement le cas du projet curatorial, l'exposition collective internationale TRANSPERCEPTIONS II. Je peux honnêtement dire que tous, je veux dire exactement tous les artistes participants avec leurs œuvres sont des exemples extraordinaires d'un art figuratif contemporain exceptionnel. Il sera absolument impossible de distinguer et hiérarchiser les œuvres dans cette exposition en best et les moins attirantes. Ils sont tous "écrasant tueurs" de l'art figuratif contemporain, de la peinture et de la sculpture. Comme une dream team, une constellation d'élite des artistes. Il ne sera pas exagéré de dire que le niveau artistique de l'exposition TRANSPERCEPTIONS II est absolument supérieur au niveau artistique de cette fameuse exposition, si largement médiatisée et fièrement promue par certains milieux artistiques, l'exposition d'artistes figuratis mainstream de la scène contemporaine française, l'exposition prétentieusement intitulé "Immortelle" que j'ai vu à MOCO Montpellier il y a deux mois. Seuls très peu, tout comme les doigts de la main, sont les artistes qui ont été exposés à Montpellier et que pourraient vraiment se mettre en niveau avec les artistes de notre exposition TRANSPERCEPTIONS II. Et là, je suis complètement objectif et pas du tout influencé par le fait que TRANSPERCEPTIONS II est ma propre idée et que j'ai quelques œuvres dessus. Si vous voulez vérifier cela de vos propres yeux, si vous voulez voir un art figuratif contemporain, de classe supérieure, peinture et sculpture, si vous voulez rencontrer des artistes extraordinaires, alors vous devriez venir voir et ressentir notre exposition à la galerie Marie de Holmsky dans le 6e arrondissement de Paris a partir de 6 juin 2023. Je n'irai pas avec des titres aussi pompeux comme "Immortelle", mais c'est certain que notre exposition sera remarquable et inoubliable.

Voici la version en ligne de notre catalogue, disponible en version physique lors du vernissage et tout au long de l'exposition à la galerie Marie de Holmsky, au 80 rue Bonaparte dans le 6ème arrondissement de Paris.

17.05.2023

 

Les peintres incompétents ...

Bien sûr, il y a beaucoup de peintres totalement incompétents... Donc si vous êtes complètement incompétent et maladroit, mais que vous voulez vraiment vous considérer comme un artiste, la meilleure façon de déguiser votre médiocrité est de faire semblant d'être un moderniste, ou un peintre abstrait... ou comme c'est si courant de nos jours, de se présenter comme un artiste conceptuel.
À l'exception, bien sûr, de ces génies comme Picasso, Gerhard Richter, Sigmar Polke et quelques autres, qui savaient parfaitement dessiner et peindre, et qui s'amusaient à expérimenter, ou simplement se moquaient du public en présentant des grotesques fascinants ou des abstractions hypnotiques, où l'on sent encore le génie de l'artiste.

10.08.2023

 

Pourquoi la peinture abstraite est-elle encore si nécessaire à notre société contemporaine ?

 

Ce qui est intéressant dans la peinture abstraite, à mon avis, c’est sa radicalité en tant que phénomène historique et en même temps son rôle parfait de servir de sorte de décoration murale ésotérique et originale. Dans la peinture abstraite, on peut toujours interpréter une sorte de promesse de non-représentation et une certaine liberté de créativité et d’expression… Historiquement, l’art abstrait était un prétexte et un alibi idéal pour développer de nombreuses nouvelles théories de l’art, issues principalement du système capitaliste et du monde libéral, elle fut aussi une puissante arme politico-idéologique et culturelle utilisée pour s’opposer au Réalisme Socialiste du monde bolchevique, mais aussi contre les formes d’Art Classiques, défendues par les sociétés traditionnelles et conservatrices.
L’art abstrait est aussi un refuge et un alibi pour le snobisme de nombreux pseudo-intellectuels contemporains, pour les militants du mouvement “Cancel Culture”, pour certains adeptes de l’art-thérapie, et bien sûr, pour pas mal des peintres, plus ou moins maladroits, mais extrêmement ambitieux et prétentieux. La valeur économique d’une œuvre d’art abstraite est déterminée avant tout par l’importance historique de l’œuvre d’art en question, suivie par la loi de l’offre et de la demande et son retour sur l’investissement potentiel. Ainsi, dans l’abstraction, l’Art commence là où la décoration est transcendée. Un tableau abstrait, sans valeur historique, est plutôt une simple décoration qu’une œuvre d’art ! Par conséquent, la valeur économique de cette œuvre sera très faible, mais lorsque l’œuvre d’art en question était révolutionnaire au moment de sa création et a ouvert la voie à de nombreux artistes pour la suivre, cette œuvre sera bien plus chère. C’est pourquoi les peintures de Jackson Pollock se vendent encore pour des millions de dollars, et il constitue aujourd’hui l’excuse et l’alibi (l’inspiration) parfaits, pour de nombreux enthousiastes d’abstraction. C’est un fait que les grands collectionneurs d’art ne s’intéressent pas à l’art abstrait de quelqu’un qui a commencé à faire de l’art abstrait après 1975, car toute l’histoire de l’avant-garde, de ce qui a été réalisé dans l’art abstrait, s’était déjà produite avant cette période. Sauf bien sûr, la production abstraite d’artistes contemporains, comme Gerhard Richter, Sigmar Polke, Pierre Soulage, Anish Kapoor, Cy Twombly, Chen Jiang-Hong, et quelques autres, qui sont pourtant d’une grande importance pour l’histoire de l’art.
Bien entendu, aujourd’hui, nous pouvons encore avoir des nouveautés dans ce domaine de la créativité décorative, elles peuvent même être originales, fascinantes et spectaculaires, mais elles n’ont rien à voir avec l’histoire de l’art. La plupart d’entre elles n’apparaîtront pas dans les livres d’art. Elles ne revêtent donc pas une grande importance pour les collectionneurs d’art majeurs.

Mais ne soyons pas si négatifs, après tout, l’activité d’expression abstraite, ou la création décorative, est un parfait passe-temps pour de nombreuses personnes créatives, souhaitant exercer une certaine forme d’implication artistique. Elle reste également un outil politique essentiel d’influence et de manipulation culturelle.

Donc, en conclusion, l’art abstrait est une composante absolument nécessaire de la société démocratique contemporaine !

25.10.2023

 

Fondamentalement, je ne suis pas absolument contre la peinture abstraite. Même j'apprécie beaucoup quelques peintres qui font la peinture non formelle. Jackson Pollock, Sigmar Polke, Gerhard Richter, Rémy Hysbergue, Mark Milene, et quelques autres... Mais si il faut être franc, la vaste majorité des artistes qui font la peinture non formelle dit abstraite, aujourd'hui, créent quelque chose, dégénéré, perverti, inachevé, mal tourné, purement decorative, superficielle en terme d'originalité, sans aucune valeur historique... Souvent ces "artiste" camouflent leur œuvres comme des expression de visions intérieures, des rêves, des sentiments, d'émotions, de poésie, de musique, des recherches et questionnements sur la matière sur les couleurs etc bla bla bla, toujours besoin des longs textes d'explications et justifications écrit dans un vocabulaire intentionnellement sophistiqué et snob, afin de rendre stupide ou incompétent tout public qui questionne les valeurs artistiques et esthétiques de cette activité d'expression créative ... Normalement, dans la plupart des cas, ce type de peinture est fait, lorsque la personne qui exerce cette création échoue ou est simplement maladroit et incapable de peindre quelque chose de reconnaissable de manière décente et satisfaisante, mais il/elle veut toujours rester dans le jeu et se prendre au sérieux comme un vrai artiste.

06.05.2023

 

 

Mes peintures "impossibles" et quasiment "suicidaires...

Parfois, je me demande, pourquoi continuer à me faire torturer avec ces peintures "impossibles" et quasiment "suicidaires", inspirées par et représentant ma propre sélection et ma propre vision des reflets urbains sur le verre et l’eau, alors pourquoi ne pas simplement m’accorder un repos royal, et me permettre cette si fameuse activité poétique et libératrice qu'est me tourner vers ces efforts créatifs dits « hautement intellectuels », qui donnent plutôt des résultats purement décoratifs, qu'on appelle art abstrait ? Eh bien, je ne pense pas être encore arrivé à ce point de fatigue et de paresse ! Je ne pense pas que je puisse si facilement renoncer le plaisir de l'addiction à ce processus sado-masochiste consistant à résoudre des énigmes, à trouver des solutions et à produire mes mondes fantastiques sur l'espace d'une toile de taille non-mégalo, c'est-à-dire d'une taille bourgeoise, juste en utilisant mon cerveau, mes capacités créatives et uniquement intuitives, qui ne sont certainement pas le résultat d'astuces et techniques apprises en école d'art, ni de copie ou d'imitation d'autres peintres, ni non plus de l'aide de tout l'arsenal technologique moderne comme la projection ou imprimer des images sur la toile, l'IA et je ne sais quoi encore.Tout est absolument fait à la main, avec l'aide de la mémoire visuelle, de l'intuition er l'audace de me prendre au sérieux parfois, et c'est le plus grand plaisir au monde que je puisse m'offrir. Je ne veux sûrement pas commencer à essayer de recréer ou de transformer mes échecs figuratifs en peintures abstraites comme le fait si bien Gerchard Richter. Où essayer d'imiter le plaisir artistique si ambigu, méga ironique, alchimiqument ésotérique, ultra-intelligent, et infiniment fascinant que Sigmar Polke prenait en produisant ses œuvres magiques. Ce sont de vrais génies et ils peuvent se le permettre tout.   Moi, je préfère encore m'en tenir à ma propre sélection de motifs de reflets que je retrouve un peu partout à Paris et à la représentation picturale de ces phénomènes visuels réellement existants, qui est évidemment une démarche bien plus compliquée, sophistiquée et « suicidaire », que de tourner à la pure création d'ornements décoratifs, à des expérimentations picturales ou à des manipulations de matériaux, que je peux alors facilement présenter comme une sorte de rêve, de poésie, de musique chromatique, d'art-thérapie et tout le reste du vocabulaire habituel, tellement sérieux, snob, intello, bobo, volontairement compliqué, qui est utilisé pour justifier ou camoufler l'échec, la maladresse ou l'incapacité de réaliser un simple dessin ou une peinture.

08.2023

L'instrumentalisation de l'art abstrait

Après de nombreux livres que j'ai lus, et après mes expériences, observations, analyses et conclusions personnelles, j'avais clairement compris que l'art abstrait, l'art moderne, l'art conceptuel ont été (et sont toujours) délibérément utilisés comme un instrument politique de la propagande idéologique d'Occident impérialiste, capitaliste et néolibérale. L'instrumentalisation de l'art abstrait puis de l'art dit contemporain a été conçue principalement par certains "esprits éclairés" travaillant pour des agences américaines "à trois lettres", pour certains think-tanks et bien sûr pour certains milieux financiers, qui visaient la soumission totale de l'art à l’argent et à l’agenda politique néolibéral. Il fut un temps (et parfois c'est toujours le cas aujourd'hui) où tout ce qui devait être montré comme art légitime et approuvé en Occident devait être de l’art que la propagande Nationale Socialiste appelé "art dégénéré", de l’art moderne, de l’art abstrait et surtout de l’art conceptuel. Moi personnellement, en 1985, 86, 87, 88... lorsque je vivais encore dans un pays totalitaire et communiste, dans un acte de résistance culturelle contre le Réalisme Socialiste, le seul style approuvé et imposé par l'État Socialiste, j'ai commencé a réalisé des peintures radicalement abstraites du genre Jackson Pollock, et naturellement, j'étais obsédé par tout ce qui avait une aura occidentale, surtout américaine, comme les films et les stars du Hollywood, le Rap, le Jazz, le Funk, le Rock, ect musique "dégénéré" selon les critères Bolsheviks, j'ai kiffé les voitures américaines, les gratte-ciels, Coca Cola et Pepsi en cannette, Mc Donald's, bananes, ananases, le chocolat Toblerone, le whisky Johnny Walker, les cigarettes Marlboro, les jeans Levi's, les sacs plastiques publicitaires, les magazines illustrés, j'ai divinisé Ronald Reagan le libérateur, Andy Warhol, le Pop culture, et tous ces avatars du monde "libre"... Même monde libre où produire et exposer l'art abstrait a été considérée comme une garantie de ne pas s'engager, de ne pas soutenir et de s'opposer à certaines doctrines sombres de l'histoire, comme le national-socialisme, le communisme, ou, plus récemment, les dérives réactionnaires comme le conservatisme, le catholicisme intégriste, l'anti-progressisme. Donc pas question de montre en priorité d’impressionnisme, d’expressionnisme, de surréalisme, rien d'art formel dit figuratif ! L’abstraction, le modernisme et le conceptualisme étaient les seuls styles artistiques sûrs, approuvés et politiquement corrects au monde "libre", monde capitaliste et néo - liberal. Tout ce qui était en face était réactionnaire, méprise et interdit. En fait c'était une sorte de censure politique de l'Establishment culturel Occidental digne des pires régimes totalitaires et fascistes. Et curieusement, j'observe aujourd'hui un retour de plus en plus officiel et massif de la peinture figurative contemporaine dans ce même Occident et en même temps, je vois qu'elle est de plus en plus asphyxiée par l'autocensure et le wokisme de pas mal des artistes et par les pressions "bien-pensantes", par un contrôle et normes politiquement correctes, imposés par les mêmes forces qui ont été a l'origine de la promotion et l'instrumentalisation d'art abstrait et l'art conceptuel hier.

30.08.2023.

 

L’imagerie de Bore Ivanoff est une démonstration, qui montre comment la qualité globale d’une composition résolument contemporaine et les solutions picturales, associées à une tendance vers l’abstraction intentionnelle, peuvent être mise au service de la représentation d’un sujet non-conventionnel. Une palette pur régal pour les yeux perspicaces, où chacune des « saveurs » est un mélange, composée d’ingrédients dont les proportions exactes ne sont connues que de l’auteur. Une oeuvre, qui ne représente ni une entité physique, ni une entité métaphysique en dehors d’elle et qui résiste à toute tentative de le faire rentrer dans les catégories existantes, ou de l’expliquer comme un exercice délibérément insincère dans un anachronisme formel et pictural.

B. I. 12.05.2020, Paris

 

The delightful, mesmerazing synthese and the unique charm of the presentation of miror images in the visual art is that the mirrors surfaces, allow one to see everything and grasp nothing. Because the picture of the reflection (what we see) continuously change, deformate and depend upon the position, angle, and viewpoint of the viewer, the viewer never has in front of himself some identifiable and stable structure. It si a dynamic conflict, a dialectic between permanence (image) and change (seeing). It is like a magical charm, we feel in another world.

Le délicieux hypnotisant synthèse et le charme unique de la présentation des images de miroirs dans l’art visuel sont que les surfaces des miroirs permettent de tout voir et de ne rien saisir. Parce que l’image de la réflexion (ce que nous voyons) change continuellement, se déforme et dépend de la position, de l’angle et du point de vue du spectateur, le spectateur n’a jamais devant lui une structure identifiable et stable. C’est un conflit dynamique, une dialectique entre permanence (image) et changement (voir). C’est comme un charme magique, on se sent dans un autre monde.

Възхитителния, зашеметяващ синтез и неповторимото очарование на представянето на огледални образи във визуалното изкуство е, че огледалните повърхности позволяват на човек да вижда всичко и да не разбира нищо. Тъй като картината на отражението (това, което виждаме) непрекъснато се променят, деформира и зависи от позицията, ъгъла и гледната точка на зрителя, зрителят никога няма пред себе си някаква идентифицируема и стабилна структура. Това е динамичен конфликт, диалектика между постоянството (образа) и промяната (виждането). Като магическо заклинание e, чувствате се в друг свят.

B.I. 17.05.2018, Paris

 

-Mon idée principale dans la création d’images, actuellement, est de rechercher et de synthétiser certains éléments ou fragments de la réalité, en les transformant en un monde qui se manifeste dans son unité comme « un jamais vu » auparavant, par la façon dont ces éléments sont assemblés.

-My main idea in image creation, at present, is to search and synthesize certain elements or fragments of reality, transforming them into a world that manifests itself in its unity as « a never seen » before, by the way in which these elements are assembled.

-Основната ми идея в създаването на изображения, в този момент, е да търся и синтезирам определени елементи или фрагменти от реалността, превръщайки ги в свят, който се проявява в своето единство като « нещо невиждано » преди, по начина, по който тези елементи са композирани заедно.

B. I.  12.05.2018. Paris

 

Réalisation artistique, 27.04.2018. Paris

Voici l’essentiel de la façon dont les choses se passent dans le processus artistique. (Au moins pour moi)
-Premièrement, vous devez méditer / trouver / sélectionner / créer votre sujet. Souvent, cela vient intuitivement ou spontanément. Essayez de ne pas copier, voler ou emprunter des idées d’autres auteurs. Le mieux est, d’être original et non conventionnel, ce qui est une marque pour les artistes créatifs, honnêtes, nobles et authentiques. C’est la partie la plus artistique de toutes !
– Ensuite, vous devez trouver le moyen technique idéal pour convertir / traduire / matérialiser votre idée / sujet, dans des œuvres d’art physiques. C’est la partie artisanale du processus. Bien sûr, c’est vraiment bien si vous le faites aussi authentiquement et justement que possible. Pas de tricherie, pas de sales ruses ou d’autres « interventions extérieures » injustes et pathétiques …
-Et enfin, vous devez trouver / créer le meilleur moyen de l’exprimer / montrer / partager votre œuvre avec le monde … (ou simplement le garder pour vous).

B. I.

 

Peintre passionnément réaliste.

S’il fallait en quelques mots exprimer la singularité de l’œuvre de Boré Ivanoff on pourrait dire de lui qu’il est un de ces peintres amoureux transis de la réalité, brûlant du désir de tout en dire, obsédé d’en recueillir le moindre détail, avec la plus grande précision. Il vit, il peint, il exprime l’effroi de la disparition du monde que ses yeux caressent dans les miroirs d’acier, de verre, d’écran, de papier …

L’excès de sa passion s’exprime dans sa folle ambition : cumuler dans sa peinture la maîtrise de la troisième dimension, grâce à la vertu de l’œil et de la main, sans renoncer à l’information photographique. Celle-ci, en réduisant le monde visible à deux dimensions, en l’immobilisant, lui permet de capter la forme de la moindre feuille d’arbre dont il veut témoigner au pinceau.

Boré Ivanoff n’est pas le seul artiste à avoir voulu assimiler pour son art ce que la photo a pu apporter de nouveau à la vision du monde. Il appartient paradoxalement à un long courant de peintres qui ont usé de cette invention pour pousser plus loin encore leurs limites dans la poursuite du réel.

Quand en 1839 Daguerre présente son invention à l’Institut, il émerveille les académiciens des Sciences et affole ceux des Beaux-Arts. Peu après, le peintre Paul Delaroche déclare lors d’une communication sous la Coupole: « Messieurs, à partir d’aujourd’hui  la peinture est morte ! ».  On le crut un instant… mais vite on s’aperçut que l’invention n’extermina pas la peinture mais la diversifia infiniment.

L’académisme qui avait apporté des méthodes fort efficaces pour rendre compte de la réalité ne fut plus désormais l’unique méthode pour y parvenir. La photo  immobilisait, le réel qui ne se voyait jusque-là qu’en mouvement. Il permettait de voir le détail en le mettant à égalité avec l’ensemble ! Grave danger, utopie visuelle ! Le monde ainsi reproduit sur toiles et papiers devint extraplat.  Ainsi l’espace, la profondeur, dont les peintres avaient le secret, disparut aux yeux du commun des mortels.

Entre photos et peinture ce fut désormais une concurrence impitoyable. Les peintres durent  surenchérir,  faire plaisir à l’œil qui n’aime pas la platitude et monotonie. Ils accentuèrent les effets, expressions, contrastes, chocs « rétiniens ». Ils insistèrent sur la « picturalité ».

Boré Ivanoff est un des aventuriers d’aujourd’hui de ce courant détailliste. Du réel il veut tout et ne lâche rien.

C’est un peintre venu  du Sud, de Bulgarie, d’un pays où la lumière illumine tout de façon égale. Elle précise les contours, dessine des arrêtes entre ombre et lumière. Boré Ivanoff fut par ailleurs initié à la « ligne claire », à l’enseignement rigoureux dispensé à l’Académie de Sofia au service de l’art réaliste socialiste.

Mais le goût de la liberté le mena à Paris, c’est là qu’il voulut peindre.  Il dut s’affronter à une autre lumière, celle du Nord, plus encore à celle de l’Ile de France. Son intensité change en permanence, en l’espace d’un instant tous les tons de l’ombre et la clarté se succèdent en un même lieu.  Elle scintille !

Boré Ivanoff aima autant Paris que la peinture. Sa lumière versatile le dérouta. Que faire devant sa beauté insaisissable ? Les effets capricieux de la lumière échappait à sa main précise, son œil se noyait dans ses innombrables reflets : les vitrines, les pavés, la Seine, tout ce qui démultiplie la lumière. Farceuses, les images bougent, viennent se blottir les unes contre les autres dans une affolante confusion.

Il fallut à Boré Ivanoff beaucoup de ruse pour saisir ses contours de sa ville d’adoption. La chasse des images lui inspira toutes sortes de stratégies de capture, dont la photo, pour rendre sage tout ce qui bouge et en saisir arrêtes et les linéaments.

Il composa avec l’inconstance lumineuse de Paris. Pour la rendre, reconnaissable, il introduisit avec minutie le monde des reflets dans ses tableaux. Chaque tableau est une bataille où il ne gagne qu’en faisant la part du feu !

Les peintures de Boré Ivanoff ont le don d’entraîner l’observateur attentif dans un labyrinthe visuel. Elles captent l’œil de l’amateur, qui étonné de l’effet se demande : Comment c’est fait ? Que vois-je ? Qu’est-ce qui me surprend ?

Il s’approche sans cligner des yeux, comme Boré Ivanoff lui-même quand il peint. Le détail l’intrigue… il comprend vite qu’il est captif du tableau, qu’il erre dans le dédale des diverses mémoires que réveille cette peinture. Il est perdu ! Il chemine le long de sentiers obscurs qui s’entrecroisent : ici la vision splendide du monde, là la feuille immobile dans le vent de la plate photo, plus loin le fondu enchaîné du cinéma…  tout cela baigné de lumière solaire, ou électrique, ou encore bleutée des écrans.

Où sont les limes qui séparent le monde tangible, son rendu à la main et le monde virtuel numérisé sur les claviers ? Toutes les mémoires se font concurrence sur ce tableau et se battent pour enfin produire une œuvre singulière… et chacun y reconnaît les bribes de sa propre expérience.

Le temps d’errance et de captivité passé à regarder le tableau feront néanmoins du contemplateur un initié. Il regardera autrement Paris et son décor aussi majestueux que quotidien.

Boré Ivanoff est un peintre emblématique de ce temps et cependant solitaire. Ce « réaliste » amoureux du monde est heureux de créer à la main, à l’âge de la reproduction mécanique et industrielle des images.

En un temps où le premier contact avec la réalité  se fait souvent par la médiatisation des écrans pour disparaître aussitôt… chacun se trouve emprisonné dans une  « réalité » fictive, de l’instant, sans histoire ».

Boré Ivanoff conjure le mal en  laissant la trace d’une œuvre.

Aude de Kerros

 

Révélations sur la Nature Abstraite de la Réalité dans les dernières œuvres de Bore Ivanoff.

Si être réaliste signifie représenter le familier, le banal, la réalité quotidienne du monde, alors Bore Ivanoff n’est pas un peintre réaliste.
Son esprit, non-conformiste, ses recherches et l’évolution de sa création récente se distingue du style « réaliste » classique.
Photoréalisme, Hyperréalisme … ces étiquettes s’avèrent superficielles et cyniques, un malentendu qui célèbre ce qui est le plus apparent dans les peintures de Boré Ivanoff, une terminologie qui ne convient pas à ses œuvres car nommer ainsi sa peinture serait ne pas comprendre ni reconnaître sa dimension mystérieuse, son intensité énigmatique, sa concentration, sa puissance créatrice, sa conceptualité multi-niveaux mais aussi sa virtuosité !!!
Ces courants « photoréalisme », « hyperréalisme » soulignent les aspects physiques et publics de ses œuvres mais occultent la dimension spirituelle de son art. Il considère que cette grossière simplification pour ne pas dire grotesque déformation de son art en diminue la portée.
L’espace, dans les œuvres de Boré, sert la perception spirituelle personnelle du spectateur.
Dans ses œuvres, le solide semble devenu fluide, curieusement amorphe et convulsif à la fois ; le familier se mue en étranger, complètement énigmatique ; l’image se transforme en une fiction bizarre, quelque part entre le réel et l’illusoire, espace irréel du rêve presque délirant…Ce qui, à première vue semble réel devient apparition, mirage avec plus de force et de magie que l’hallucination, toujours une grande illusion.
La forme n’accomplit plus sa fonction représentative habituelle et devient une pure abstraction chargée d’impulsions inconscientes et d’énergies expressives, conscients de soi par le biais de sa représentation abstraite.
Bore dé-matérialise et dé-réélise) visiblement et subtilement des scènes de la réalité quotidienne en les transformant en abstraction …dans le même temps, il les re-compose en une réalité transcendantale.
Ce qui est typique dans ses récentes œuvres, c’est la révélation de l’abstraction dans l’image, ce qui suggère que cette abstraction représente comme quelque chose d’irreprésentable, mais profondément ressenti.
Extatiquement perçue, l’abstraction se démarque de la représentation nous transportant dans un espace spirituel au-delà de l’espace « mondain » auquel le motif empirique appartient.
L’espace est intemporel et étrangement flottant, un espace forcément habitable mais pas ordinairement habitable, ce qui nous invite à penser que son art le sublime.
Face à l’énigmatique et inhérente paradoxalité de l’espace de Boré, qui ressemble à un nœud gordien qu’aucune épée de la perception ne peut trancher, le spectateur ne peut que ressentir cet espace comme un monde mystique, étrange et mystérieux.
Chaque paradoxe est, généralement, une étape sur le chemin d’une plus grande discipline spirituelle. Comprendre un paradoxe fait franchir à l’homme un stade supérieur, l’amenant à l’illumination. Dans les récentes œuvres de Boré, elle devient presque omniprésente didactiquement, ouvertement, spirituellement, il semble avoir atteint sa propre complète illumination.
Boré transforme le profane en sacré et spirituel – élève et transmute les motifs de la réalité quotidienne, de sorte qu’ils apparaissent comme des mystères d’une sacralité transcendantale. Ils deviennent des indices de la réalité extraordinaire, au-delà et à l’intérieur des limites de ce qui est généralement perçu comme une réalité.
En résumé, ses œuvres sont une tentative mystique poussant à s’échapper de la banalité du monde moderne, transformant ses sujets et apparitions en icônes énigmatiques et ensorcelantes, qui enchantent le spectateur à travers l’acte de méditation-à travers la perception la plus profonde et le sentiment transcendantal …

B. I.

 

Разбулване на духовно-абстрактната същност на реалността в най-новите творби на Боре Иваноф.

Ако да бъде реалист за един артист означава, да представя познатата, банална, ежедневна реалност на света, тогава Боре Иваноф не е реалист! Неговите духовно свободомислие, търсения и еволюция в най-новото му творчество го противопоставят на стандартното разбиране за реализма, показвайки че той е по-далече от реализма в изкуството, отколкото изглежда.
Фотореализъм, Хипереализъм … Това са цинични, повърхностни етикети, тържествуващо неразбирателство за това, което е най-очевидно за картините на Боре, без да се разбира, камо ли да се признава, тяхната особена наративна загадъчност- техните енигматични интензитет; концентрация; многопластова концептуалност; увереност и виртуозност.

Пространството при Боре Иваноф обслужва персоналното духовно възприятие. Етикетът « фото-реализъм » или « хипер-реализъм » набляга на физическия и обществен аспект и не допуска духовния, поради което той е грубо опростяване, гротескно изопачаване на неговото изкуство.

В картините на Боре солидното се превръща във всепроникващо течно, странно аморфнo и конвулсивно; познатото става непознатo, напълно тайнственo…

Изображението се трансформира в странна измислица, някъде между реалното и нереалното- илюзорно пространство на фантазията. Това което на пръв поглед изглежда реално се оказва видение, мираж с повече сила и магия от обичайнo преживяна халюцинация, но все още голяма илюзия.
Формата вече не следва обичайната си представителна функция, а се превръща в чиста абстракция, заредена c несъзнателен импулс и експресивна енергия, самоосъзната чрез своето абстрактно представяне.

Боре доловимо e дематериализирал и обезсъзнал отрязък от ежедневната реалност, като я е превърнал в абстрактнa… или, като че ли отново я e материализирал и ре-осъзнал като трансцендентална реалност.

Tипичнo e за най-новите картини на Боре да намерите абстракцията в изображението, което подсказва че тази абстракция изобразява нещо, което е неизобразимо, но дълбоко усещащо се.
Екстатично възприета, абстракцията му ce откроява в изображението, транспортира ни до едно духовно пространство, отвъд земното пространство на коeто принадлежи емпиричния мотив, обект на това изображение.

То е безвременно и странно “безпространственo”, със сигурност обитаемo не по начина по който обикновенто пространство е обитаемo, което предполага, че изкуството го е издигнало над обичайното и тривиалното.

Изправен пред енигматичната и на пръв поглед трудна за възприемане, очевидно присъщa парадоксалност за пространството на Боре, която изглежда като гордиевия възел, който никакъв меч на възприятието не е в състояние да разцепи, зрителят не може да направи нищо освен да усети това пространство като един загадъчен и странно мистичен свят.
Всеки парадокс по принцип е един етап по пътя към една по-висша духовна дисциплина. C pазбирането на всеки парадокс, човек напредва в една по-висша степен на просветление, която става почти всеобхватно разпространена в по-новите, открито, дори дидактически духовни творби на Боре, където той изглежда e постигнал своето собствено, пълно просветление.
С изкуството си Боре преобразува профанното в сакрално и духовно – възнася и трансформира базовите мотиви от ежедневна реалност, така че те да изглеждат като свещенни тайни. Те стават индекси на необикновенната реалност отвъд и в рамките на това, което обикновено се възприема като реалност.
Kартините му са мистичен опит да избяга от баналността на съвременния свят, като трансформира своите сюжети и видениятa в енигматични икони, които омагьосват зрителя чрез акта на медитация – чрез дълбокото им възприятие и трансцедентно усещане …

B. I.

 

Boré Ivanoff : peintre de la double vue ?
Exposition « Les Miroirs de Paris, entre verre et eau ».

Originaire d’un pays caractérisé par ses plaines et ses montagnes – la Bulgarie – le peintre Boré Ivanoff pourrait être défini de prime abord comme un artiste « réaliste », selon la théorie littéraire du XIXème siècle transposée aux arts visuels. Il fait du quotidien de la vi(ll)e un motif pictural. Après de nombreux voyages, il s’installe à Paris au début des années 2000 afin de cultiver sa passion pour les architectures urbaines ; il conçoit une série de peintures rendant hommage aux scintillements de la ville-lumière. Attentif aux miroitements de chaque rayon de soleil sur les façades, il s’emploie à capter le caractère changeant de la ville, à la manière dont il voudrait rendre compte de la singularité des traits d’une personne. Il crée des « portraits » du treizième arrondissement puis investit l’ensemble de la capitale. Il s’associe à la photographe Marie Bouquet ; chacun compose « une moitié » du diptyque. Ce nouveau protocole scelle une rencontre entre deux techniques. La photographie initiale est une langue qu’il interprète – à la manière d’un traducteur – avec ses pinceaux. Le paysage peint d’après la photo n’est : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Sa technique restitue la sensation et l’esprit des lieux choisis pour leur caractère « sublime », à la fois beaux et inquiétants. La touche est subtile ; l’image inversée transfigure le réel à force de passer du filtre oculaire à la lentille de l’appareil-photo jusqu’au regard sensible du peintre. Boré Ivanoff s’empare d’une histoire. Ses oeuvres partent à la découverte de la généalogie des êtres ayant demeuré en ces lieux. Classiques ? Romantiques ? Assurément, elles s’inscrivent davantage dans une démarche naturaliste où le corps et son imprégnation dans l’espace jouent un rôle dans la restitution de ces paysages urbains. À moins qu’elles ne découlent d’un réalisme magique, ce courant inventé pour décrire l’irruption de l’imaginaire dans une scène aux apparences lisses ? Les contes slaves évoquent l’existence d’une créature – Baba Yaga – dont on ne pourrait pénétrer le monde qu’en traversant un miroir. Avec cette série de peintures réfléchissantes, Boré Ivanoff invente de nouvelles légendes. Veut-il vérifier avec tous ses miroirs que la symétrie n’existerait pas plus dans la ville que dans la nature, à l’instar des peintres qui, depuis l’Antiquité, s’assurent que les proportions sont justes et fidèles à la réalité ? Avec ces reflets, vitrines, jeux de transparence, perspectives vertigineuses, miroitements et effets de mouvances aquatiques, Boré Ivanoff emprunte les lois d’un académisme pictural pour mieux le subvertir…

Muriel Berthou Crestey

 

 

Poème figuratif,

Boré Ivanoff a composé vingt ballades pour chanter Paris.
Cet infatigable voyageur, attentif aux sensations, a fixé cette fois son regard sur le canal Saint-Martin. Ici, en cet endroit et sur la toile, la mélancolie ne peut être ignorée. Pour toute douleur humaine, c´est un lieu consacré. De maigres silhouettes traversent le décor, se détachent sur un fond indécis et absent, pour fuir, résidus épars qui semblent des regrets que le temps aurait jeté au gré des caprices. Sous un grand ciel blanchi et sans chaleur, des arbres, atrocement nus se heurtent au silence. Vaines griffes qui se disputent et s´accrochent au vide. Pour tous les infortunés, cette passerelle est une injure, et l´eau qui double le paysage a de sinistres reflets où seul croît le vertige. L´hiver a établi ses quartiers et en chassant vagabonds et sans-abris, il donne à la solitude, sa vraie expression, savant mélange de tristesse, et de douleur. L´artiste lui a trouvé sa couleur et en a fait son drapeau, le gris de payne. Pour lui, nulle complaisance, car il a le mensonge en horreur, il sait aussi retrouver les symboles dans le jeu étroit des correspondances. Sa main énergique se fait rude et sèche, dialogue avec Callot, et rappelle dans l´ordonnance architecturale et dans le goût des pierres, le faire de Mantegna. Curieuse, elle fouille certains détails où s´accrochent rêves et souvenirs. Son écriture dense et serrée accompagne le réseau des branches jusqu´aux ultimes ramifications qui se perdent dans les airs ou dans l´eau, elle apporte ainsi au détail qui fouette la curiosité et force l´admiration, le sentiment du vrai. Mais, pour les transparences, elle change alors de rythme, se fait douce, fluide et comme évanouie. L´artiste connaît déjà la formule quand il a choisi le lieu. Comme il a pour lui l´art des nuances et la connaissance de la perspective, il peut alors réduire à sa significative expression, la ville.

Claude Galle

 

VISION D’IVRESSE – FUNICULAIRE DE MONTMARTRE …

Une composition étourdissante, presque psychédélique… Un splendide exemple de « Nature Abstraite de la Réalité», qui est aussi un jeu sophistiqué sur le concept de la pluri-réflexion.

Les surfaces réfléchissantes sont un pur appel aux artistes en tant qu’expression de la modernité. Elles fragmentent et développent l’image, offrant des myriades de potentialités picturales en multipliant les effets de lumière. Les réfractions intensifient l’information visuelle avec laquelle l’artiste doit travailler et ils fertilisent ensemble les possibilités de composition.

La pluri-réflexion est non seulement une visualisation concrète du niveau de virtuosité artistique de l’auteur mais elle est également un véhicule pour sa poursuite de l’exploration du délicat territoire de la perception et sa traduction visuelle et spatiale.

La vitrine glacée avec ses doubles propriétés de transparence et d’opacité offre à l’artiste un vecteur qui transforme le simple, en apparence, en complexe. Elle fonctionne comme un miroir qui reflète en le désorganisant, parfois, en l’étirant, en le déformant, les aspects de l’environnement du monde visible.

L’étendue angulaire du verre divise l’image de sorte qu’une partie de la peinture reproduit l’intérieur de l’espace et l’autre partie comprend la scène extérieure.

La fusion complexe des réalités intérieures et extérieures vus sur et à travers le verre semblent lutter pour attirer notre attention.

Finalement, elles réussissent prodigieusement à nous fasciner par la symphonie abstraite des formes, des couleurs et des lignes comme aussi par la vision des images capturées du monde réel.

Le mélange de l’intérieur et l’extérieur produit une image dont la complexité est presque impossible à démêler.

Le résultat est que l’abstrait s’infuse dans le réel.

B. I.

 

« what prodigious work ! »

Gregory Pelizzari, 01.08.2015.

 

« From what I can see I think you are really good painter. I see some beauty there. »

Audrey Flack,

08.06.2015.

 

« J´aime votre peinture, elle est délicate a plusieurs accords , et ce qui est rare, elle est dégagée de tout réalisme morbide , qui trop souvent accompagne la figuration.
Le plus difficile c´est d´être neutre sans être fade. Je partage cette vision, et vous y parvenez , vous savez traduire la réalité sensible, et c´est là seulement que se joue la peinture.
J´aime. »
Claude Galle

11.07.2015.

 

Boré Ivanoff par Prof. Valeria Fol

Un descendant de la mer Égée, de la région du delta de la Maritza- un des endroits où les anciens croyaient au royaume du roi-prêtre mythologique, enseignant de l’immortalité, là où Orphée a été localisé, – Boré Ivanoff n’a pas pris le chemin du talent des musiciens de son clan  Kavaldzhievi (les joueurs de Kaval, sorte de flûte, pipeau), mais se consacre à une autre langue de l’art – la peinture.

Il peint toute sa vie. Il a mis en scène plus de 20 expositions individuelles, 8 d’entre elles à Paris. Ses tableaux se trouvent dans les collections de personnalités du monde entier, parmi lesquels est la Grande Sud-Africaine Barbara Masakela, et autres collectionneurs de France, et d’autres pays… Ayant vécu à Cracovie en Pologne, Durban en Afrique du Sud, Marseille et Paris, actuellement Ivanoff accueille le soleil au pied de la célèbre forteresse de Montségur dans les Pyrénées, en s’inspirant des châteaux cathares, de grottes, et des sanctuaires druidiques, estimant que la plus belle chose au monde est l’illumination de comprendre ceux qui sont différents de nous.

Les trois Moires ou leurs héritières, les sœurs mystérieuses, ont prédestiné Boré Ivanoff à toujours chercher les points communs entre les peuples de différentes parties du monde.

 Il semble que les Moires lui ont attribué le droit de trouver, pour lui-même la voie à suivre. Voyages à travers les déserts, les montagnes, près et loin des villes et des villages, la recherche de la solution du mystère, Boré Ivanoff, pair de la pierre.

La roche / pierre est l’une des principales matières à partir de laquelle, selon certains peuples anciens, Dieu a créé l’homme. La manifestation de l’énergie divine dans les roches et les constructions de pierres est universelle dans toutes les notions humaines. La question de savoir si les maisons de dieu formé en et de pierre, les chemins et les ponts, ont conservé la mémoire de la divine providence pour la création, ont très probablement été suggérée à Ivanoff du fait de l’endroit où il est né et de l’endroit où il a grandi au cœur des Balkans. La mémoire culturelle millénaire propose des solutions aux énigmes… La plus ancienne idée de la roche comme un lieu de communication avec le dieu et un lieu d’apparition divine est  devenu pierre sacrée.

Toute cette essence du divin se trouve dans ces toiles. Ils nous parlent des souvenirs communs quand l’homme, dans son désir d’être une particule du Cosmos, pouvait sentir et voir l’invisible.

Professeur Valeria Fol.

 

Le regard de la photographe sur le travail de Boré Ivanoff pour Projet Paris 13, entre Histoire et Modernité :

Je connais Boré Ivanoff depuis de nombreuses années et j’ai déjà acquis quelques-unes de ses toiles. Lorsqu’en octobre dernier, il m’a proposé de faire équipe pour réaliser sa prochaine exposition, j’ai aussitôt accepté.Non seulement, j’ai adhéré entièrement à la thématique qu’il avait choisie, mais j’ai également été très touchée de la confiance qu’il me témoignait car il s’agissait de trouver les matériaux sur lesquels il pourrait s’appuyer pour réaliser l’exposition.La thématique est forte de sens et particulièrement adaptée à cet arrondissement de Paris, riche de son histoire, mais aussi tourné vers la modernité.Par ailleurs, Boré a un style que j’apprécie par son réalisme, sa palette de couleurs aux charmes désuets, presque froide, et son trait tout à la fois pointilleux et précis. C’est une peinture typique de l’Europe de l’Est dans ce qu’elle a de plus expressif et romantique.J’ai compris intuitivement que son style était juste, parfait pour le sujet !J’espère que le visiteur de cette exposition y trouvera de l’intérêt et prendra plaisir devant cette vision originale et créative du 13ème arrondissement de Paris.

Marie Bouquet.

 

 

Expo. « Paris 13, entre histoire et modernité »

orlanedeniel / octobre 23, 2013

Devant l’affluence des visiteurs au pied de la Tour Paris 13, L’Age d’Or, chouette bar au détour du quartier chinois, revendique un 13e tout aussi culturel à travers une exposition sur l’arrondissement.

Une photographie, une peinture… Une photographie, une peinture. Souvent colorées et assez éloquentes, elles ne vont jamais l’une sans l’autre. Au premier étage du bar « hype », les œuvres de Boré Ivanoff et Marie Bouquet règnent.

L’Age d’Or  est, depuis un mois, l’hôte d’une exposition de photographie et peinture de flânerie dans le quartier. « Née de la balade de deux amis, deux artistes dans les rues du treizième arrondissement de Paris  » décrit le communiqué de presse à l’entrée. C’est ce que l’on trouve en nous promenant à l’étage : une balade dans le quartier. A travers treize couples photo / peinture, le visiteur expérimente une autre vision des rues et emblèmes de l’arrondissement.

 Une matérialité fascinante.

Les travaux du peintre et de la photographe (réalisés cette année pour la plupart) sont d’une matérialité fascinante. Dans « Paris 13, entre histoire et modernité » on peut contempler pendant quatre minutes la même peinture, représentant une rue pavée en automne… Avant de réaliser que l’on y passe trois fois par jour.

L’exposition, soutenue par l’association La Grande Masse des Beaux-Arts de Paris, lève le voile sur les perspectives qui habitent les murs de la capitale. Si ce n’était que pour le lien qui unie chaque cliché à son double, fait d’huile sur toile, l’ensemble se révèle surprenant et très habilement réalisé. Dans un coin de la pièce, un livre d’or laisse la parole aux visiteurs. A l’issue de l’exposition, le cahier est déjà bien griffonné de commentaires valorisants.

Paris 13, entre histoire et modernité, peintures et photographies de Boré Ivanoff et Marie Bouquet, jusqu’au 8 novembre à L’Age d’Or, 26 rue du Docteur Magnan. Entrée libre contre consommation au bar.

Orlane DÉNIEL.